16/08/2007

Béatrice

Tendre Béa, tu nous a laissé sur cette terre le 17 août il y a 3 ans.

 

Chère amie, personne viendra derrière moi me serrer fort dans ses bras immenses et me dire Tircita !! et je ne me sentirai encore plus petite.

 

Miko et moi pourrons passer peut être un jour près de la route de Nivelles sans avoir la gorge serré.

 

Quand je suis arrivé en Belgique, tu me parlais de ton voyage en Bolivie, tu me chantais la chanson de los Kjarkas « Oruro tierra de amor y de carnaval… ». Tu essayais de communiquer avec moi avec les quelques mots en espagnol que tu connaissais, c’était souvent de l’italien.

 

J’ai fait quelques progrès depuis en français, mais je n’ai jamais pu arriver à me mêler des dialogues entre toi et Michel, c’était hors série. Quand un avocat et un philologue parlent c’est mieux de la fermer, c’était délicieux de vous observer discuter.

 

Ta façon de lutter contre les moulins à vent, ton amour par mon aînée Landora, m’ont fait rendre les armes.

 

Un souvenir avec toi, la fête au Château de la Hulpe de la prom d’avocats. Tu es venue en pantalon et avec ton gilet bolivien. J’ai compris que c’était de l’humilité et solidarité par après.

 

Je t’ai vu la dernière fois lors de notre anniversaire de mariage en mai, oui, tu étais toujours de la partie pour nos petites fêtes. Tu savais que tu allais te faire opérer encore ce cœur malade mais grand. Est-ce que les cellules de cette organe servent à aimer ? La preuve que no c’est toi.

On a parlé de notre prochain voyage au Pérou, je n’y ai jamais été depuis. J’adorais faire de rêves avec toi. Je te dois tellement, tu me manques terriblement. Je regrette ne pas avoir passé à Nivelles entre Charleroi et L-l-N un jour comme tu me le demandais. Quand on est sûr que quelqu’un nous aime, on néglige cette amour peut être.

 

Tu comprendras comme tu l’as toujours fait mes indélicatesses de latino.

Sache que depuis ton départ je ne suis plus la même dans le bon sens, je travaille toujours, mais je n’octroi plus au travail la même importance fondamentale ou maladive. C’est difficile à expliquer. Comme si j’avais deux corps, un que sais prendre du recul par rapport au quotidien et un autre qui s’investi un max.

 

J’essaye de me rappeler les mots que tu nous a laissé:

 

Amour et Vérité dans mes actes, Paix et Sérénité dans mon cœur

Amor y Verdad en mis actos, Paz y Serenidad en mi corazón

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11:15 Écrit par Domisol dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Soy la 230 Soy la 230 persona que visita tu blog.
Bea me manque!

Chouette blog ^-^

Écrit par : Landora | 16/08/2007

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